Maquette Valom DH.91 Albatross 1/72, 1ère partie

Illustration de la boite

Valom nous a habitué à sortir des sentiers battus et à nous proposer des sujets qui n’ont pas tentés d’autres fabricants. C’est encore le cas avec cette maquette de l’élégant quadrimoteur de de Havilland. Si le constructeur britannique s’est fait une réputation mondiale avec le Mosquito et ses deux Comets. Il a connu un semi-échec avec l’Albatros apparu à une époque ou la construction en bois est déjà largement supplantée dans la construction aéronautique des avions de ligne. La Seconde Guerre mondiale enterrera définitivement l’Albatros. Au moins sa mise au point fastidieuse aura-t-elle permis de poser des jalons pour le Mosquito.

En plus de l’aspect esthétique de l’avion, le Falcon, un des Albatross d’Impérial Airways a détenu un record de vitesse entre Londres (Croydon) et Bruxelles (Haeren). C’est cet appareil que je voulais réaliser.

Peu ou pas de documentation sur l’avion sauf l’excellent « Beauty of the Skies de Havilland DH91 Albatross » de Rob Mulder et Graham Simons paru chez European Airlines.

La maquette n’a pas meilleure réputation que l’avion. Dès l’ouverture de la boite, on a vite construit que l’assemblage des deux demi-fuselage sans tenons serait une aventure. D’autres bonnes surprises nous attendent sans doute. Pour le fuselage, je prévois dés le départ des fixations.

L’avion a été utilisé en deux versions, une pour le transport du courrier, notamment des cadeaux et vœux des fêtes de fin d’année pour les nombreux résidents vivant à l’époque dans les colonies de l’empire britannique. L’autre pour le transport de passager. Pour le courrier, le fuselage ne comportait pas de sièges remplacés par du fret et des réservoirs supplémentaires. La fort belle planche de décalques contient la décoration du Falcon et d’autres Albatros, La cabine passagers est désespérément vide sauf des séparations entre les différents compartiments du fuselage. Valom a prévu un set permettant d’acquérir les sièges mais la notice est tellement succincte que c’est clairement chercher la complication pour ne rien voir après montage. Cela va se confirmer en cours de montage. Une maquette du Science Museum (https://collection.sciencemuseumgroup.org.uk/objects/co29747/model-of-de-havilland-dh-91-albatross-frobisher-aircraft) peut vous aider si vous voulez tenter l’expérience.

Le cockpit est très spartiate pour les deux pilotes et le radio. Seconde difficulté avec la peinture du cockpit et de la cabine. Heureusement des écorchés d’époque publié dans le livre montre un brun foncé sans doute, bois et cuir pour la cabine et un cockpit ou domine l’argent et le gris clair. Comme lorsque le fuselage sera refermé, on ne verra plus grand-chose, je ne pinaille pas trop. Les tableaux de bord et radio ont quand même droit à de la photo découpe et une feuille plastique transparente pour les instruments.

Une des caractéristiques des avions civils des années 30 est un petit orifice prévu pour le passage d’un drapeau et de son mat au niveau du poste de pilotage lors de l’arrivée ou du départ des aérogares. La trappe est visible sur le fuselage de la maquette, j’ai donc creusé l’orifice.

La pose des vitres pour le compartiment passager s’est révélé un nouveau casse-tête. Les pièces fournies se sont révélées trop petites et ne correspondant pas vraiment à la forme des découpes prévues dans le fuselage. Les emplacements sont des rectangles avec coins arrondis. J’ai pu en utiliser 2, le reste de ces pièces a volé à la poubelle après force jurons. Elles sont remplacées par des bandes de plastiques améliorées à la contact clear. De Revell

La suite des aventures de l’Albatross très bientôt.

A propos Yves Duwelz

Je m’appelle Yves Duwelz. Mes plus anciens souvenirs fugaces d’aviation sont la dernière présentation des Diables Rouges sur Hunter à Chièvres et les avions et hélicoptères de la Sabena faisant la liaison Bruxelles Paris et dans l’autre sens. C’était aussi l’époque bénie des années soixante ou les avions de l’Otan volaient même le week end. En parallèle à ma carrière dans l’informatique, j’ai été volontaire à l’AELR, au FNAR et participé à la création du BAHA puis de la BAPA. Je suis aujourd’hui volontaire au sein du 1wing historical centre. Je fais des modèles réduits depuis 1965 et mon premier meeting aérien fut lors de la première présentation du F16 en Belgique à Florennes. Ce n’était pas hier. J’ai aussi commis 2 livres à compte d’auteur et participé à plusieurs autres. Depuis que je suis à la retraite, j’ai plus de temps pour le modélisme, les shows aériens et le scan de centaines de revues anciennes consacrées à l’aviation lorsque je ne suis pas en Camargue. Je préfère le 1/48 et définitivement les avions. Après avoir réalisés de multiples biplans, je fais plutôt de l’exotique et les vieux modèles.
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