Le Dassault Mirage 5, a marqué l’histoire de l’aviation militaire belge. Aujourd’hui, nous plongeons dans l’univers de ce chasseur emblématique à travers une maquette au 1/72, signée Heller. Mais attention : ce kit de 1976 n’est plus aux standards actuels…
Le Dassault Mirage 5 : un chasseur légendaire
Le Dassault Mirage 5 est un avion militaire construit par le constructeur aéronautique français Dassault Aviation. Il est un dérivé du Mirage III destiné, à l’origine, à l’attaque au sol par temps clair. Le Mirage 5 a rapidement évolué en avion multirôle, capable également de missions de reconnaissance ou de chasse/interception, suivant les versions.
Le Mirage 5 nait d’une demande d’Israël de disposer d’une version simplifiée du Mirage III destiné à l’attaque au sol par temps clair. Les ingénieurs de Dassault partirons de la cellule du mirage IIC de laquelle certains éléments seront modifiés. Exit le radar de poursuite Cyrano au profit d’un radar télémétrique Aïda plus petit. Visuellement cela se traduit par un nez redessiné. L’électronique embarquée est aussi modifiée, ce qui libère de la place à l’arrière du poste de pilotage, ce qui permet d’installer un réservoir d’essence qui augmente la capacité d’emport. Le Mirage 5 sera propulsé par un Atar 9C, identique à celui que l’on trouve sur le Mirage IIE.
Le premier vol du Mirage 5 est affectué, le 19 mai 1967, par le pilote Hervé Leprince-Ringuet à Mélun-Villaroche.
Le Mirage 5 BA08 : la version belge
En février 1968, la Belgique choisit le Mirage 5 pour remplacer ses vénérables F-84F Thundestreak(chasseur-bombardier) et RF-84F Thunderflash (reconnaissance). Un accord est officiellement signé en 1969 pour 106 avions, dont 103 seront construits sous licence par les sociétés SABCA et SONACA pour les cellules, et FN pour les réacteurs. Quatre escadrilles sont progressivement équipées à partir de 1970. Les Mirage 5 belges ont la particularité d’être équipés d’une crosse d’arrêt.
La force aérienne belge disposera de 3 versions, à savoir : BA (attaque au sol), BR (reconnaissance) et BD (biplace pour la formation). Comme l’indique son n° d’immatriculation, l’exemplaire que j’ai choisi de représenter est un avion d’attaque au sol. Il s’agit d’une version antérieure au programme MIRSIP qui visait à moderniser la flotte de Mirages dans la fin des années 80. Ces derniers se distinguaient visuellement par l’apparition de plan canards. En réalité, on en a peu vu car tous les mirages n’ont pas été mis à jour faute de budget et, de plus, quelques mois plus tard, nos Mirages furent revendus au Chili en 94. Les Mirages seront complètement remplacés par les F-16.
Le kit Heller au 1/72 : un classique à revisiter
Comme je l’ai mentionné dans les premières lignes, ce kit n’est plus de toute première jeunesse. Les gravures sont en relief à l’exception de quelques panneaux sur les ailes. Le cockpit et les baies de trains ne comportent aucuns détails. La verrière est aussi des plus simples et ne peut-être montée qu’en position fermée. Qu’à cela ne tienne, je n’ai pas l’intention d’en faire une maquette de concours, je souhaite simplement que ce kit rejoigne le F-104G de la force aérienne belge sur une étagère dédiée aux différents avions opérés par la BAF. Le montage sera effectué avec les éléments de la boîte à une exception près. En effet, j’y ajouterai un pitot en laiton « Air Master Series » car le pitot sur la grappe est vraiment misérable.
Voilà, nous sommes prêts à démarrer l’assemblage, je vous retrouve le mois prochain pour la suite de cette série.
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