Après soixante ans de modélisme principalement orientés vers l’aviation militaire, voici une première incursion dans le monde maritime. Ce projet particulier concerne le mythique RMS Queen Elizabeth, une maquette Airfix au 1/600e lancée en 1962, dont le montage a débuté à la fin des années 90 et vient enfin de trouver son épilogue.
Un paquebot de légende
Le Queen Elizabeth a été lancé en 1938 par la Cunard Line pour relier Southampton à New York. Réquisitionné comme transport de troupes durant la Seconde Guerre mondiale, il a repris son service civil de 1946 à 1968 avant de changer de mains et de disparaître tragiquement dans un incendie à Hong Kong en 1972 lors des travaux de reconversions.
Le défi de la restauration : de l’émail à l’acrylique
Lancé par Airfix en 1962, cet exemplaire-ci date de la fin des années 90 et a été entamé par ma fille, alors ado, et moi puis mise de côté après une partie du montage et quelques coups de peinture émail Humbrol. J’ai voulu le dépoussiérer et terminer le travail pour ma fille qui vit maintenant à l’étranger.
Pour ce projet de finition, l’objectif était de rafraîchir l’ensemble sans tout décaper. La peinture d’époque, bien sèche, a accepté sans problème une reprise à la peinture acrylique, permettant une transition harmonieuse entre les anciennes et les nouvelles couches.
Astuces de modéliste pour des détails réalistes
La finition d’une maquette de cette échelle demande de la patience et quelques astuces :
- La ligne de flottaison : Délimiter la coque noire et rouge-rouille par une ligne blanche de 0,5 mm parfaite sur 50 cm est un défi. La solution ? Un film de vinyle sur mesure, appliqué à l’eau savonneuse pour permettre les réajustements. Le résultat affine considérablement la géométrie de la coque. Merci à mon ami Jean, également membre du club, pour avoir réalisé le film de vinyle aux dimensions ad-hoc.
- Les hublots de cabine et fenêtres de coursives : Pour peindre les centaines de hublots en relief, la technique de la pointe de cure-dent suivie d’un grattage à l’ongle pour araser l’excès de peinture s’est révélée redoutable d’efficacité.
- Les cordages : Pour simuler les haubans, j’ai foré les mâts afin d’y faire coulisser du fil élastique, collé aux extrémités. L’effet de tension réaliste est immédiat.
Finitions et bilan
Un petit travail d’amélioration sur le pont arrière pour y placer une piscine (que le vrai a bien eu par la suite, photos à l’appui) m’a valu quelques expressions imagées de déboires de modéliste ! Il reste désormais à positionner les bossoirs, les canots de sauvetage, les quatre hélices et les ancres avant la mise sur socle.
Orienté avions militaires d’après guerre, ce bateau était une première pour moi depuis bien soixante ans de modélisme.




