Second et dernier volet de la série consacrée au montage du F-5E Tiger II d’AFV Club au 1/48e. Dans la première partie, on avait vu la présentation du kit et le montage du cockpit, du fuselage et de la voilure.
La mise en peinture
Je commence par une couche d’apprêt gris Vallejo sur toutes les pièces, à l’aérographe, puis une couche de gris plus clair sur le fuselage.
Pour les taches plus foncées du camouflage, j’avais prévu d’utiliser la pâte à masquer AK — une sorte de pâte à modeler noire qui s’applique comme de la Patafix. Après plusieurs essais sur d’autres montages, je la trouve peu pratique : elle a tendance à s’étaler rapidement, contrairement à la Patafix qui reste stable. Résultat, le camouflage « bouge » d’une couche à l’autre. J’ai finalement opté pour une peinture au pinceau.
Même logique pour les plaques d’aluminium situées avant les tuyères : une couche de noir brillant au pinceau, puis du gris aluminium. La zone étant limitée, le pinceau évite de masquer le reste de l’avion et un long nettoyage de l’aérographe.
Avant les décalcomanies, je passe une couche de vernis brillant X-22 Tamiya à l’aérographe et laisse sécher 24 heures.



L’application des décalcomanies
C’est la partie décevante du kit. Ces décales, fabriquées à Taïwan, sont loin du niveau Cartograf : épaisses et cassantes, en particulier sur les grands motifs. J’ai dû renoncer à en appliquer certaines et je mesure la chance de ne pas m’être lancé dans la version Patrouille Suisse, clairement au-dessus de mes compétences actuelles avec ce type de décales.
Les insignes, l’immatriculation et la majorité des stencils trouvent malgré tout leur place sur le fuselage. Le film reste cependant épais et, malgré une application généreuse de Microsol et Microset, l’intégration manque de naturel.
Le résultat reste satisfaisant à mes yeux. Je termine cette étape par une nouvelle couche de X-22.


Le vieillissement
Je reste sobre sur cette étape : les avions de la Force Aérienne Suisse sont réputés pour leur excellent état de propreté. J’applique un jus beige AMMO dans les jointures entre panneaux, ainsi que des panel liners gris et brun — achetés à l’origine pour des projets d’aviation navale, mais qui s’intègrent tout aussi bien ici. Sur l’extrados, un jus gris clair vient souligner les reliefs. Je termine par quelques pigments gris foncé aux abords des canons.






Conclusion
Les décales m’ont laissé sur ma faim, mais j’ai globalement apprécié ce montage. La notice est perfectible sans être un obstacle, et le déroulement reste cohérent d’un bout à l’autre. Hasard du calendrier : je viens de découvrir sur Scalemates que de nouvelles boîtes de ce petit chasseur sont annoncées. Une occasion d’en monter un autre exemplaire ? Et pourquoi pas un biplace, cette fois ?