Suite de notre projet de reproduction d’un Mikoyan-Gourevitch Mig-21 MF somalien basé à Mogadiscio vers 1991. Lors du précédent épisode, nous avons évoqué l’histoire de cet avion emblématique de la guerre froide et nous avons également abordé le rôle de ces avions lors de la guerre de l’Ogaden. Après avoir, aussi, parlé du kit de chez Eduard, il est maintenant temps de se mettre au travail. Dans cette partie, je parcoure les principales phases du montage, telles que je les aie effectuées.
Le cockpit
Comme souvent, il est commun de commencer la réalisation de la maquette par l’assemblage du cockpit. Le kit d’Eduard ne fait pas exception et j’ai débuté par l’assemblage du poste de pilotage ainsi que du puit de train avant. L’ensemble n’est pas difficile à monter. Par contre, à cette échelle, quelques pièces s’avèrent vraiment petites. Rien d’étonnant, mais il convient de prendre beaucoup de précautions lors de l’assemblage. Quand on sait, qu’une fois achevé et intégré au fuselage, le cockpit sera à peine visible cela peut paraître frustrant, mais, au final, on a la satisfaction d’avoir pris soin de ces détails. J’ai appliqué une peinture Vallejo Air 71.331 « vert cabine intérieur ». Elle me semblait la plus proches des couleurs que j’avais à ma disposition et, étant donné la faible visibilité une fois le cockpit refermé, cela m’a semblé suffisant.


Après avoir appliqué une couche de vernis brillant j’ai appliqué les décals et protégé ensuite avec un vernis mat. Les décals ne furent pas très faciles à appliquer, compte tenu du relief des boutons et cadrans sur le plastique. D’ailleurs l’ajustage est loin d’être correct, je le reconnais.
Intégration des composants au fuselage et mise en croix



L’ajustage des pièces est impeccable. L’assemblage du plan alaire au fuselage est réalisé très facilement. Les ailerons sont ensuite ajoutés. On ne dispose pas de possibilité de changer l’amplitude des volets à moins de procéder à de la chirurgie. Pas contre, les ailerons extérieurs peuvent être installés en tenant compte d’une certaine incidence. S’agissant d’ailerons, le positionnement doit se faire de manière inverse au côté opposé. Si, par exemple, l’aileron droit est abaissé, l’aileron gauche sera relevé (virage à droite). Je laisse, pour ma part, la configuration horizontale, car mon avion est parqué au sol.
A ce stade, je ne mets pas encore le train d’atterrissage ni les trappes des puits de train. Je les assemblerai à la fin de même que les pitots et autres dispositifs de petite taille qui risque d’être endommagés lors de la peinture et du vieillissement.
Peinture : Du primer au camouflage
Avant l’étape du primer, j’ai peint la verrière, précédemment masquée, en vert cockpit. Ensuite, j’ai peint l’ensemble de l’avion en noir (Primer Vallejo) avec un mottling en blanc (taches de couleur blanche) afin d’éclaircir certaines zones ensuite quand on passe la couleur du camouflage.
Remarque : Avant de passer une couche de primer noir sur l'ensemble, j'ai peint les montants du cockpit en couleur verte comme l'intérieur. De cette façon, les arceaux paraitrons vert au travers comme dans la réalité et non noir.


Ensuite, une fois les puits de trains masqués, l’intrados est peint en bleu clair. L’extrados est peint en camouflage sable et vert. J’ai recouvert l’ensemble de l’extrados en jaune sable et j’ai peint les taches vertes dans un deuxième temps à l’aérographe à main levé. C’était une première pour moi car j’ai l’habitude de masquer la maquette avec des masques faits maison, soit avec de la patafix. Malheureusement, j’ai perdu le bénéfice de mon mottling à cause de la succession de couches de camouflage.



J’ajoute enfin le cône avant peint en vert intense.
La maquette prend forme ! Dans la Partie 3, nous aborderons les décals, le vieillissement et les finitions pour un rendu réaliste. À très vite !
